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jeudi 5 juin 2008

Au fond de ton regard

j'aurai pu la mettre dans la huitième joute si...

Au fond de ton regard, dans sa moire bleutée,
J'ai cru apercevoir le reflet de ton âme
L'océan de tes yeux me livre sa bonté
Ce, malgré les tempêtes et la force des lames
Qui déferlent aujourd'hui le long de ton rivage
On n'a pas réussi à voler ton image.

Tu dois rester pour nous la seule Milady
Même si aujourd'hui reflet de ta colère
Tu nous tournes le dos;quand Affection a dit
Qu'il n'était sûr de rien, qu'il ne pouvait rien faire
Je me suis retournée par solidarité
Je connais ta douleur, je veux la partager...


Muse


mardi 3 juin 2008

Trois mâts

Il voguait par beau temps toutes voiles dehors
Son étrave fendant les flots allègrement
Bondissant sur les vagues, gîtant sur le tribord
Embarquant des paquets de mer dans les gréements

Les oiseaux le suivaient derrière son sillage
Plongeant dans l'océan pour pêcher des poissons
Puis parcourant l'azur tout au long du voyage
Assistaient la manoeuvre des marins de renom

Qui sillonnent les mers recherchant les épices
Les étoffes soyeuses, l'or et la mandragore
Et reviennent jeter leur ancre dans le port.

Neptune les protège d'un trident bienveillant...
Les drisses sur les mâts, souffles dans les haubans
Tangages et roulis... que les vents soient propices


Muse

dimanche 1 juin 2008

clown

le 17 novembre, d'abord en chantier puis en entier je mettais

Je me force à rire
Je me force à rire, et la voix que j’entends
Au milieu de la piste ne me ressemble plus.
Je me vois moi le clown en habits éclatants
Vous récitant les vers d’un auteur farfelu,
Puis jouant du violon en tirant sur l’archet
Je fais pleurer les notes sous le grand chapiteau
Que les petits enfants écoutent sans broncher.
Et quand je mets les pieds sur ce damné râteau
Recevant en plein nez le manche de l’outil
On entend des hourras, des applaudissements
Crépiter au milieu d’un public averti
Qui goûte goulûment chacun de ces instants
Mon maquillage abonde, en une couche épaisse
Les traits sont déformés, le sourire engageant
Je me présente à vous avec mon allégresse
Et des gags que je veux toujours époustouflants
Je fais rire ce soir tous les petits enfants
Leurs applaudissements à chaque pitrerie
Et leurs rire aux éclats mettent un point culminant
Au numéro de cirque, à la bouffonnerie
Alors sans retenue le spectacle fini
Ma roulotte rejointe et devant le miroir
Quand je me démaquille nul voit mon agonie…
Les larmes de mon corps que je verse ce soir
Nul les assèchera, je les enfouirais
Soirée après soirée, et dans la solitude
Du camp de saltimbanques je souhaite m’emmurer
En maudissant le ciel de tant de turpitude.

muse

samedi 31 mai 2008

je lui répondais le 9 novembre à 18h29

Ces mots qui me viennent de toi
Participent tout à la fois
A notre grande connivence
Sur des sujets dont l’importance
A échappé aux écrivains
Puis à un mélange divin
D’une amitié que l’on partage
Au travers de tous nos messages
De nos destins enchevêtrés
De nos joies qu’on veut illustrer…
Puisses tu encore longtemps
Composer des hymnes éclatants
Faire vibrer dans tous tes textes
Les mots de la Vie sans complexe

Muse

jeudi 29 mai 2008

Le 4 novembre 2003 à 19h13, je remettais un de mes premiers poèmes


Semblables aux gabians


Semblable aux gabians que je vois de la grève,
Ramant à contre-vent pour attraper leurs proies,
J’avance dans la vie lorsque le vent se lève
Pleurant, geignant, luttant sous les coups de sa loi.

Cependant comme lui, humble et résignée
Bravant les durs assauts d'un mistral renforcé
Je sais courber l'échine, forcer la destinée
Et faire de mon nid l'endroit le plus douillet.

Que vienne le beau temps, si tu sais que j'existe,
Les ailes déployées, je lisserai mes plumes
Pour toi je serai belle quand j'irai sur la piste.

Et là nous danserons une nuit toute entière,
En formulant des voeux pour que Dame Fortune
Nous protège enfin, exauce nos prières.

Muse

mardi 27 mai 2008

images de la Suisse


en Suisse




Montagnes du Valais, vous dressez dans le ciel
Vos cimes enneigées et vos versants abrupts
Drapés d'une ceinture de nuages irréels
Que seuls quelques chamois audacieux vous disputent.

Je veux me souvenir des instants de gaieté...
Le torrent qui dévale un vallon verdoyant,
La roche mise à nue par des gels répétés,
Le cri de la marmotte qui fuit en me voyant.

La nature s’endort quand viennent les frimas
Les brumes s’épaississent, enveloppant les toits
Du village apaisé, qui n’attend que le froid.

Des cheminées qui fument, les gens pressent le pas
Il faut se mettre au chaud près de l'âtre allumé
Et goûter au bonheur de faire une veillée...

Muse



Pour les enfants, elle était devenue un temps Mamie Choucroute...



lundi 26 mai 2008

Pour lui répondre je mettais ce sonnet le 17 octobre


Le vent violent s’engouffre dans la pauvre masure
Le pêcheur absorbé, répare ses filets
Doigts noueux, mains calleuses engourdis de gerçures
Qu’ont provoqués le temps et les embruns salés.

Il rêve de voyages et d’îles sous le vent:
Embarquer sur une yole ou une goélette,
Naviguer cap au sud, partir pour le Levant
Embrasser l’aventure , se gaver de conquêtes

Pourtant son horizon ne s’est pas élargi…
Sa vie, il l’a passée en Méditerranée
A pêcher la sardine donnant son énergie

Un jour, et puis un autre, sans la moindre accalmie.
Il ne regrette rien, il a bien gouverné;
Il n’attend que la mort, sa meilleure ennemie.


Muse