jeudi 6 novembre 2008


Lutèce

Je t’avais annoncé les berges de la Seine,
Le square du Vert-Galant que par le Pont des Arts
Je t’ai fait respirer, senteur de l’avant-scène
De Lutèce grisante, de capital’ nectar.

C’était après le Grec de la rue de la Harpe
Que la main dans la main, nous y avons flâné,
Tout comme aussi là-bas rue de la Contrescarpe
Que par le Chemin Vert nous avons ralliée.

Mon trouble s’amplifie à penser à ces jours
Car le quartier Mouff’tard ce n’était que sam’di,
Tu as connu avant ceux qui sont mes amours
Tout comme toi Lola, ma famille, mes amis

Tomi

Un petit paradis

C’est un privilégié, mon Tomi, il le sait
Il habite un loft, en duplex sous les toits
Un ancien atelier d’un ami de Léger
Que Marika acquit en vendant ses sépias
Sur la place du Tertre, dans ses jeunes années.

Un logis aux murs blancs évoquent l’Andalousie
Pays de mes ancêtres ; clarté faste à l’artiste
Eclairage qui met en valeur des lavis ;
Sur des socles, des bronzes, une toile cubiste
Un piano blanc à queue et quelques poteries

Complètent le décor d’un appart bien rangé.
La Seine mollement, à ses pieds s’est offerte
On distingue d’ici les gargouilles torturées,
Des tours de Notre Dame, de sa fenêtre ouverte,
Je vois en contre jour, son visage parfait.

Sa voix douce et sensuelle m’envoûte, à tout propos
Je l’écoute émue, il parle, il se raconte
Tout comme les enfants du joueur de pipeau
J’essaye de cogiter à mes peurs que je dompte,
Me laisse fasciner sensible à son appeau.


Lola


1 commentaire:

brigetoun a dit…

merci aux deux dames qui me rendent un peu de Paris