vendredi 21 novembre 2008

soirée; alphabet

Soirée

Quand on est en attente de partir au Brésil,

Que les pluies du printemps nous tiennent à la maison,
Que le froid de l’hiver ressurgit en avril,
Laisse-moi m’exalter jusqu’à la déraison.

Devant la cheminée, je nous revois hier soir
Ton corps contre le mien sur une peau de bête,
Deux bûches pétillant, posées sur des chenets,
Des cœurs à l’unisson heureux de se revoir.

Nous avons lu ensemble Rimbaud et puis Verlaine,
Grignoté quelques mets sur un plateau repas,
Ecouté les airs tristes que ton phono égrène,
De Billie Holliday chantant a capella.



Du reste de la nuit je ne parlerai pas,
Elle n’appartient qu’à nous et nous serons discrets.
Pourtant dans nos esprits nous étions à Bahia,
Plage de sable blanc, eaux bleues, cocoteraies.


Lola


Alphabet

Si le jazz et Verlaine
Nous ont accompagné,
J’ai aussi évoqué
Devant le feu de bois
La semaine prochaine
Et notre séjour à Bahia.

De A à Z alors,
Nous avons déchiffré
Les mots que nos deux corps
Ne pouvaient ignorer.
Alphabet sensuel
De nos peaux affolées
Appétit mutuel,
Passion d’éternité.

Tomi

2 commentaires:

jean-philippe a dit…

bonsoir Chère Muse ! je découvre cet autre blog consacré à la poésie et je le trouve de toute beauté !! que ton week end soit de meme !!

brigetoun a dit…

quel meilleur endroit qu"un feu de bois pour évoquer Bahia